[FRENCH] Dernier épisode cette semaine de la mini-série Nola, qui termine ainsi cette histoire de vengeance d’une femme défigurée, trahie, manipulée et laissée pour morte, sur fond de Nouvelle-Orléans ravagée. Et clairement les auteurs n’ont pas décidé de calmer le jeu sur les dernières pages. Nola a la revanche plutôt hardcore…

Nola #4 [Boom!] Scénario de Chris Gorak, Pierluigi Cothran
Dessin de Damian Couceiro
Sortie aux USA le 3 mars 2010

Au début, il s’agissait simplement d’une femme abandonnée dans une voiture accidentée puis laissée pour morte tandis que les inondations de la Nouvelle-Orléans se produisaient. L’affaire semblait simple. Il suffisait, dans l’idée, d’abattre l’homme qui l’avait abandonnée et puis aussi, au passage, le docteur qui l’avait laissé à une mort en apparence certaine. Et puis, allez, punir au passage quelques flics qui n’avaient pas été corrects. Au fur et à mesure qu’on a avancé dans la mini-série Nola, cependant, la machination s’est étendue et le courroux de l’héroïne a vu la liste s’allonger aux meurtriers de son père. En entrant dans ce quatrième épisode on a donc la sensation que l’heure des comptes a sonné (même si déjà quelques coupables avaient payé dans les numéros de ces derniers mois). Et on n’est pas détrompé par la suite. Bien au contraire. Nola ne prends plus de gants et y va le flingue à la main, dégommant sans pitié les derniers responsables (et pas les moindres).

Pas de « maquillage » ou de mise-en-scène particulière. Quand Nola pointe son arme, c’est pour appuyer sur la gâchette. Au pire si elle ne semble pas faire mouche du premier coup c’est surtout pour faire souffrir sa proie avant de l’achever de manière violente. Le sort final de Chevis, par exemple, n’a rien d’une promenade de loisir. Et même si la Nouvelle-Orléans et son côté post-apocalyptique (d’autant plus troublant qu’il ne s’agit pas d’une fiction sur les zombies mais bien d’un arrière-plan ancré dans l’histoire contemporaine) ne sont finalement qu’un décor, il y a un parallèle évident à dresser entre la femme bafouée, défigurée, et la ville (et sa population) que les pouvoirs publics avaient à l’époque également un peu « oublié ». Nola prendra sans doute toute sa dimension lors d’une lecture en TPB mais voilà une mini en quatre épisodes dont je n’aurais pas craint qu’elle soit en six chapitres…

[Xavier Fournier]