clan001.jpg[FRENCH] Parfois, quand un auteur retrouve les personnages qu’il a laissé depuis longtemps, c’est le combat de trop. Il est manifeste que les runs ultérieurs de Claremont sur X-Men, David sur Hulk ou Waid sur Captain America n’étaient pas aussi inspirés que leur premier passage. Mais Alan Davis évite le piège et retrouve le Clan Destine avec aisance, comme s’il ne l’avait jamais quitté…

ClanDestine #1 [Marvel]

Scénario et dessin d’Alan Davis

Sortie américaine le 6 février 2008

Peu de temps à passé depuis les précédentes séries et mini-séries où sont apparus le Clan Destine. Les jeunes Rory et Pandora rêvent toujours d’être des super-héros tandis que le reste de leur famille tente de les cadrer, à défaut de les encourager. Adam, le père immortel de toute la dynastie est là (tiens d’ailleurs c’est en lisant cet épisode que les points communs entre cet Adam et celui de Heroes me sont revenus).

Rory et Pandora ont trouvé une nouvelle manière d’être héros sans attirer l’attention, en étant moins visible. Hélàs pour eux leurs premières aventures ne sont pas passées inaperçues et une organisation occulte de plus est sur leur piste. Assez logiquement, les méchants de service n’ont pas de mal à découvrir où se cache et qui est la famille (en fait c’est tellement logique que la plupart des super-héros finiraient démasqués par ce groupe s’ils s’en donnaient la peine).

On notera les relations équivoques entre Samantha et Dominic. Etant essentiellement les seuls de leur race, il est certain qu’ils ont tendance à se rapprocher les uns des autres. Mais vu qu’ils sont aussi frère et soeur, on se demande si leur lien n’est pas en train de prendre la même route que Quicksilver et Scarlet Witch chez Ultimate.

Le tout ne s’achève pas par un grand cliffhanger théâtral. C’est plutôt un épisode de reprise de contact. Mais Alan Davis relance sa fabrique à héros de manière aussi efficace que sympathique. Cette mini-série a une seul défaut finalement: ne pas être une série mensuelle illimitée! On retrouve ClanDestine avec plaisir, un peu comme un accessoire favori qu’on aurait perdu depuis longtemps et qu’on redécouvre en se rendant qu’il est toujours en parfait état de marche. Plus, même: Dans cette époque où les héros s’affrontent de manière dark’n’gritty, sortent les flingues ou vendent leur âme au diable, une série au sens un peu plus fun est comme une sorte de retrouvaille avec une époque décomplexée.

[Xavier Fournier]