Avant-Première VO: Review Batman: Lost #1

Batman dérive de l’autre côté de la réalité, dans le Dark Multiverse. Et profitant d’une pause dans Metal, Scott Snyder et quelques compères s’intéresse à la légende de la chauve-souris, alternant aussi bien souvenirs vintages que secrets révélés au sujet du mystérieux Barbatos. En apparence une illusion, mais qui délivre sans doute quelques vérités…

Batman: Lost #1 [DC Comics]
Scénario de Scott Snyder, James Tynion IV & Joshua Williamson
Dessins de Doug Mahnke, Yanick Paquette & Jorge Jimenez
Parution aux USA le mercredi 8 novembre 2017

Barbatos et ses Dark Knights se sont emparés de la Terre. Et Batman, lui ? Il est réellement perdu de l’autre côté du Dark Multiverse, rêvant d’autres réalités. Ainsi le voici grand-père, qui se souvient de l’époque où il était Batman. Mais quelque chose cloche quand il tente de se souvenir de ses débuts. Les contradictions sont là. Les secrets ou les choses non perçues jusqu’ici le sont aussi. Cette équipe de trois scénaristes se distribue les rôles de manière assez organique et nous propose ainsi un chemin sur plusieurs canaux simultanés : le vieux Bruce Wayne, le jeune Batman mais aussi une sorte de voyage dans le temps, de bout de mémoire qui permet de se pencher sur les liens mystérieux entre les tribus totémiques. Quels sont réellement les liens entre Oiseaux et Chauve-Souris ? Et comment s’articulent les Hiboux là-dedans ? Avec un petit côté final de 2001 Odyssée de l’Espace et un Batman morcelé entre différentes réalités, il serait tentant de lire ça à la va-vite et de penser que rien ne compte. En fait, s l’on est plus attentif, Snyder et ses coscénaristes continuent d’apporter des choses, d’enrichir leur texture et de raconter, un peu à leur manière, l’histoire non seulement de Batman mais aussi de l’univers DC.

« I am the Bat. »

Pour ce qui est des dessins, on a du lourd et des artistes qui n’ont pas vraiment le même style. Mais pour le coup, tout en étant différents ils sont compatibles. Et surtout Mahnke, Paquette et Jimenez ont un peu chacun leur réalité, leur ambiance. Ils ne se marchent donc pas sur les pieds. Metal (et ses épisodes dérivés) nous a un peu perdu depuis que les Dark Knights se sont invités au premier plan, comme autant de démons échappés d’un Ghostbusters. La dimension « généalogique », la quête de sens qui faisait le charme des premiers numéros, tout cela s’est estompé, au bénéfice de l’action seule. Batman: Lost nous ramène vers cette fonction première de Metal et surtout donne à la fois un peu de chair et un peu d’esprit à Barbatos, lui-même plutôt éclipsé par ses « hommes de main », dans les derniers chapitres. Le tout fait avancer, l’air de rien, l’histoire tout ayant un peu le côté onirique d’un Whatever Happened To The Caped Crusader. On notera aussi les acrobaties virtuoses qui font qu’on trouve ici le moyen de rebondir sur les tous premiers épisodes du Batman « New 52 » de Snyder…

[Xavier Fournier]
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