Comic Box Virgin #34 – Umbrella Academy – Tome 1[FRENCH] La musique n’adoucit pas toujours les moeurs… Quand Vanya joue du violon, c’est un peu l’effet André Rieu: une apocalypse à chaque note. Elle croyait ne pas avoir de don particulier, en comparaison de ces six frères et soeurs. Elle se révèle être une espèce d’antéchrist assoiffé de destruction pour calmer sa rancoeur. Umbrella Academy offre une musique nouvelle qu’il est agréable d’entendre…

Comic Box Virgin #34 – Umbrella Academy – Tome 1L’immaculé conception le retour… 43 enfants naissent simultanément de femmes qui ne présentaient aucun signe de grosesse (à moins que ce ne soit 43 dénis de grossesse). Sir Reginald Hargreeves y voit un signe du destin. Il en adopte sept. Sept enfants pour sauver le monde. Chacun d’eux possède des pouvoirs spéficiques. Des super héros en culotte courte, entraînés au coeur de l’Umbrella Academy. Ces graines de champion se complètent. Seule le numéro 7,  la petite Vanya, ne présente pas de prédisposition pour venir en aide à l’univers. Du coup elle est rejetée la petite, mise de côté à chaque mission comme une handicapée. A l’âge adulte, elle décide de faire bande à part. A force de se sentir exclue, elle intègre un groupuscule qui ne souhaite pas que du bien à l’humanité. Ses derniers doutes effacés, elle se transforme en machine à tuer grâce à son arme secrète : son violon.

Festin musical…

L’entente dans une famille est parfois aussi dissonante qu’une musique de Pierre Boulez. Les rapports peuvent tourner à la cacophonie et les règlements de compte à un dîner façon Festen. Umbrella Acadamy passe d’un univers à un  autre au fil des chapitres, créant une particularité graphique qui imprime sa marque de fabrique. Originalité visuelle qui s’accorde avec la richesse du scénario de Gérard Way, musicien chevronné qui s’essaie avec brio au comics. Si les personnages principaux sont dépersonnalisés au début de l’histoire et restent des numéros, ils prennent rapidement une épaisseur attachante. Des super héros avec des failles, qui placent l’affectif au premier plan. Umbrella Academy offre un concerto visuel réussi qui met le lecteur en appétit avant d’avoir le deuxième volume entre les mains.

[Ange-Lise]

Umbrella Academy
Tome 1 La suite apocalyptique
Scénario : Gerard Way
Dessin : Gabriel Bà
Couleur : Dave Stewart
Editions Delcourt, 2008